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Le Zydeco

 

Ses instruments et ses thèmes

 

Si pendants des décennies le Zydeco s’est joué principalement à l’accordéon et au violon, ses thèmes en revanches ont été souvent bien proches de ceux du blues. Normal, puisque ce courant louisianais est né de la rencontre d’un certain folklore français et des rythmes afro-américains !

 

 

Le Zydeco se distingue des autres courants de Louisiane et du Texas essentiellement par ses employés. Contrairement en effet au Swamp Blues de Lightnin’ Slim, Slim Harpo et Lonesome Sundown ou au jazz de musiciens créoles tels que Jelly Roll Morton ou Kid Ory, deux courants qui se sont également développés en Louisiane, le Zydeco est de culture française : il s’agit en quelque sorte du mariage entre le folklore cajun et le jump-blues caractéristique de la Nouvel-Orléans, mariage né de la rencontre entre les acadiens expulsés du Canada au XVIII eme siècle (donc d’origine française) et les populations noires d’Afrique déplacées en Louisiane. Le terme de « Zydeco » est d’ailleurs la déformation du mot français « haricot ».

Les instruments, maintenant. Si les musiciens de Zydeco (voir ci-dessous) utilisent les guitares et les saxophones que l’on trouve dans le blues et le rhythm’n’blues, ils recourent également au violon, à l’accordéon – soit l’accordéon diatonique, soit (le plus souvent d’ailleurs) l’accordéon-piano --, et le rubboard, qui sert à marquer le rythme. Guère éloigné du washboard, le rubboard est une tôle ondulée que l’on gratte à l’aide d’objets aussi variés que des cuillères, des clés ou des décapsuleurs. Interrogé par Guy Schoukroum pour Soul Bag, Cleveland Chenier parle de son premier rubboard :  « Je l’ai fait à partir d’une glacière. Dans les vieilles glacières il y a un morceau de rubboard d’à peu près quatre pouces carrées, j’ai percé deux trous en haut, passé une corde autour de mon cou et tapé dessus avec de petites cuillers. »

Cela étant dit, le Zydeco reste la musique d’une minorité. Il n’est donc pas étonnant que les thèmes ne soient guère différents de ceux du blues. L’exemple le plus frappant est bien sûr le terme même de « Zydeco » qui, nous l’avons dit, vient de « haricot » et plus exactement d’une chanson intitulée Les Haricots sont pas salés. Derrière ce titre insolite se cachent en réalité les thèmes les plus anciens du blues rural, à savoir la solitude, les amours déçues, thèmes que symbolise cette histoire, celle d’une femme qui, ayant abandonné son foyer, ne fait plus la cuisine… Mais comme le blues, le Zydeco n’est pas une musique pessimiste. Il ne faut pas oublier qu’elle a pris son essor en Louisiane, un Etat ou même la communauté noire vivait mieux qu’ailleurs. C’est la raison pour laquelle, à côté de chansons qui traitent du voyage, de l’attrait qu’exercent les villes, on en trouve d’autres qui célèbrent la fête, la convivialité – typiquement louisianaise, pourrions-nous ajouter, c’est-à-dire beaucoup plus proche de la mentalité latine (principalement française et espagnole) que des coutumes plus ou moins rigides de la Nouvelle-Angleterre. Mentionnons par exemple Jolie Blonde, Allons à Lafayette et surtout Laisse le bon temps rouler.

 

 

 

 

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