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FRESH  EVIDENCE.

 

 

Avec cet album, Rory  Gallagher tirait sa révérence discographique et  force est de constaté que ce fut de la plus belle  des manières.

Pour ceux qui connaisse bien  sa disco, rien à voir avec le cultissime  Irish tour 74  ou bien encore le  live in Europe  qui lui a valu d'être sacré  meilleur guitariste de l'année par le Melody  Maker. Non celui-ci est à part… ça se sent… ça se  ressent.

King of Zydéco  ou  Heaven's gate  porteraient à elles seules  tout l'album rien que par leur profondeur et leur  richesse mais voilà, Rory ne l'entend pas de la  même oreille et nous balance dans la figure  du Empire state  express,  Ghost's blues,  ou encore  Middle name  pour ne citer que celles-ci,  sans qu'on ai le temps de respirer.

The loop  et  Kid Gloves  sont une rafraîchissante  bouffée d'oxygène alors que les autres cimentent  le tout pour nous fabriquer ce qui restera comme  un monument dans la carrière + que remplie du gars  'llagher.

Mais ce qui fait la force de  cet album c'est,  paradoxalement,     la longue traversée du désert  de cette période O combien pas bénie des 80's. Les  2 albums sortis pendant cette décennie d'ailleurs  restent le tendon d'Achille de  la     fructueuse disco du bonhomme  (note : Jinx en 82 et Defender en 85).

Mais le miracle a eu lieue,  en 1991; Ultime sursaut de la bête, dernier  baroude d'honneur, le chant du cygne quoi, comme  avant une tragédie. Cet album est une sorte de  testament dans lequel Rory nous offre tout ce qui  lui reste dans les tripes. Car il est comme ça le  Rory, il se donne pour les autres, il dit prenez,  et nous prenons. N'allez pas chercher un  quelconque ego surdimensionné ou un narcissisme  accéré mais simplement une humble offrande de son  art.

Cet album c'est comme si son  âme s'était rebellée contre ce qui paraissait être  inéluctable. Mais ce ne fut qu'un spasme car peu  après, Gerry Mc Avoy, l'ami de 20 ans, quittait le  groupe entraînant Brendan O'Neil dans son sillage  et sabordant du même coup toute chance de  rémission du cas Rory; il s'éteindra 5 mois à  peine après son dernier concert en 95 rongé par  des traitements médicamenteux aussi gargantuesques  que destructeurs et une tristesse chronique au  fond du coeur. Parce que Rory ne menait pas une  vie dissolue, parce que Rory ne fumait ni la  moquette ni rien d'autre d'ailleurs, parce que  Rory n'était pas un alcoolique mais un bon  Irlandais…non Rory ne faisait rien de tout ça car  il vivait pour sa musique et que pour elle….c'est  elle qui coulait dans ses veines, c'est elle qui  le faisait se transcender sur scène, c'est elle  qui le faisait vivre.

On n'écoute pas Fresh  Evidence comme un autre album de Rory. Je pense  même que pour assimiler l'entière dimension de  l'album, il faut s'y préparer.

Personnellement ce ne fut  qu'un choc à retardement et autant l'ensemble des  autres albums me procure du bonheur et de  l'admiration suprèmes, excessifs et bornés, autant  celui-ci me procure de l'amour pour ce monsieur  dont l'humilité n'a d'égale que son talent. Si  Fresh Evidence ne vous fait pas cet effet, c'est  que vous n'êtes pas encore prêt, mais je gage que  ça viendra… tôt ou tard.

Je concluerai en parodiant  une phrase d'Audiard qui disait :"si l'humilité se  mesurait, il servirait de mètre étalon".

                                                                    Nicolas Fivet

 
 

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